Mis devant le fait accompli d’une réforme abusive et contreproductive de l’encadrement des pesticides menée par la ministre de l’Environnement, Mme Isabelle Melançon, les Producteurs de grains du Québec lancent une campagne publique visant à obtenir des engagements de tous les partis politiques, y compris celui formant le gouvernement, pour corriger les sept erreurs de la gestion gouvernementale des dernières années à l’endroit de la production de grains.

« La réforme exagérément restrictive du règlement sur les pesticides est la septième erreur qui complète le portrait déplorable d’une gestion gouvernementale extrêmement difficile pour la production de grains au Québec. L’accumulation des gestes négatifs a un impact sérieux sur la capacité des producteurs de grains à contribuer à la vitalité économique des régions du Québec. Le public doit maintenant comprendre les erreurs qui ont été commises et nos décideurs doivent prendre l’engagement de réparer les pots cassés. Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, nous inviterons tous les producteurs touchés à exprimer leur insatisfaction afin d’obtenir, enfin, des décisions constructives et équitables pour notre secteur », explique M. Christian Overbeek, président des Producteurs de grains du Québec.

Les Producteurs de grains du Québec ont été la proie de plusieurs décisions gouvernementales lourdes de conséquences pour la compétitivité du secteur au cours des dernières années. Les sept erreurs à corriger pour l’industrie québécoise de la production de grains sont les suivantes :

1.    Abolition de la protection financière contre les cycles de bas prix du grain;
2.    Détournement illégitime du solde résiduel du Programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles;
3.    Absence de programmes financiers suffisants pour aider les producteurs à respecter leurs obligations environnementales;
4.    Absence de compensations pour les restrictions à la culture des bandes riveraines;
5.    Taxation du carbone et absence de réciprocité des programmes de compensation;
6.    Promesse brisée pour une table de travail sur la compétitivité du secteur de grains;
7.    Réforme abusive du règlement sur les pesticides.

Chacune de ces sept erreurs à corriger accroît la pression économique et l’iniquité que subissent les entrepreneurs québécois du secteur de la production de grains. Dans l’ensemble, elles mettent également à risque la stabilité économique de nos régions. Par ailleurs, en brisant sa promesse de tenir une table de travail sur la compétitivité des producteurs de grains, le gouvernement a sérieusement miné la possibilité de corriger ces sept erreurs avant la fin du présent mandat. 

« Nous invitons le gouvernement à réagir dès maintenant et à remettre les politiques agricoles sur la bonne voie. Pour le reste, dans le contexte préélectoral, nous suggérons à Messieurs Philippe Couillard, Jean-François Lisée, François Legault et à Madame Manon Massé de prendre bonne note de cette liste des sept erreurs que le prochain gouvernement aura à réparer après l’élection générale d’octobre 2018 », ajoute M. Overbeek.

Concernant l’enjeu des pesticides, rappelons que les Producteurs de grains ont proposé au gouvernement d’inclure l’utilisation des substances les plus dangereuses dans le plan agroenvironnemental de fertilisation des producteurs entériné par un agronome, plutôt que d’opter pour une approche par prescription obligatoire pouvant entraîner de trop nombreux effets pervers.

Producteurs de grains du Québec
Les Producteurs de grains du Québec représentent quelque 11 000 productrices et producteurs présents dans toutes les régions du Québec. Ils cultivent plus d’un million d’hectares de terre, pour un chiffre d’affaires annuel de 1,3 milliard de dollars. Les producteurs québécois produisent et commercialisent principalement des grains de céréales (maïs, blé, orge, avoine) et d’oléagineux (soya, canola).

Nous faisons contraste!