L’AGISQ, la voix des archivistes médicaux du Québec, réagit aux informations voulant qu’une patiente aurait constaté des problèmes de santé dans le Carnet Santé Québec sans bénéficier de l’accompagnement approprié d’un médecin pour interpréter les informations. Pour corriger la situation, l’AGISQ demande à la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) de mettre rapidement en place le comité de pilotage nécessaire pour éviter d’autres cas problématiques de cette nature. 

« Le cas d’une patiente qui découvre des informations perturbantes concernant sa santé, sur son téléphone, sans la présence d’un professionnel de la santé, n’est malheureusement pas un cas isolé », explique M. Alexandre Allard, président de l’AGISQ. « Sans un comité de pilotage rigoureux, d’autres types de problématiques pourraient aussi survenir. Il est primordial que les autorités s’assurent que le fonctionnement global du Carnet Santé soit irréprochable dans l’avenir. Le nouveau gouvernement ne peut pas se permettre de prendre ce dossier à la légère ». 

Mentionnons qu’après avoir questionné le déploiement du Carnet Santé au printemps dernier, l’AGISQ avait obtenu l’engagement de la RAMQ qu’elle serait interpellée dans le cadre de « mécanismes d’arrimage avec le milieu ». 

Par ailleurs, l’implication nécessaire des archivistes médicaux dans le déploiement du Carnet Santé souligne le rôle central qu’ils jouent désormais dans l’ensemble des projets de technologies de l’information en santé et services sociaux. En ce sens, l’AGISQ rappelle l’urgence de mettre en place une formation obligatoire permettant de concrétiser le projet gouvernemental de financement axé sur le patient ainsi que sa demande à l’effet de procéder à une révision globale de la formation de base des archivistes médicaux. 

 

À propos de l’AGISQ

Fondée en 1960, l’AGISQ regroupe et représente les archivistes médicaux du réseau québécois de la santé et des services sociaux. Les archivistes médicaux sont des techniciens spécialisés en information clinique qui veillent également à la confidentialité et à la sécurité de l’information contenue dans les dossiers médicaux. Le Québec compte quelque 1 700 archivistes médicaux répartis dans l’ensemble du réseau québécois de la santé et des services sociaux.

 

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