Selon l'Association du personnel retraité de la Ville de Québec (APRVQ), l'annonce de coupures de 300 millions $ dans le financement des municipalités en 2015 est une preuve que le projet de loi no 3, Loi favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal, vise davantage à financer des coupures budgétaires qu'à assurer la pérennité des régimes de retraite.

« Concrètement, l'annonce conjointe du gouvernement et du maire de Québec signifie que ce sont plus de 20 millions $ de coupures budgétaires qui seront assumés directement par les employés et les retraités de la Ville de Québec par l'intermédiaire de leurs régimes de retraite. Ce montant est de 75 millions $ pour la Ville de Montréal. Pire encore, l'effet du projet de loi no 3 sera un transfert net au profit des administrations de Québec et Montréal. Nous ne sommes donc pas surpris que certaines villes qui s'opposaient au projet de loi no 3 s'opposent aussi au pacte municipal. C’est clairement un détournement de fonds inacceptable », a déclaré M. Gaston Verreault, président de l'APRVQ.

Le maire de Québec, M. Régis Labeaume, a affirmé que les coupures au budget de la Ville découlant du pacte municipal aura des effets ailleurs que dans les taxes municipales.

Rappelons que l'APRVQ a présenté un mémoire à l'Assemblée nationale du Québec réclamant le retrait des articles du projet de loi no 3 permettant la suspension de l'indexation des rentes des personnes retraitées. Ce mémoire suggérait également que le projet de loi no 3 présente toutes les caractéristiques d'une opération destinée à financer la Ville de Québec sur le dos de ses employés actuels et retraités.

L’APRVQ représente les quelque 4 000 retraités et bénéficiaires des six régimes de retraite de la Ville de Québec.

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